Cinq Mythes de l’Entraînement 

- Ne pas manger avant d’aller s’entraîner 

- Ne pas s’entraîner plusieurs jours consécutifs

- Pour « brûler » du gras, il faut travailler à faible intensité 

- S’étirer aide à récupérer et à prévenir les blessures 

- L’entraînement freine la croissance

 

Combien de fois avez-vous entendu l’une ou l’autre de ces phrases? Probablement trop! Voilà pourquoi il est primordial que vous lisiez ceci. 


Mythe 1 : Il ne faut pas manger avant d’aller s’entraîner 

Quel que soit votre objectif, il devrait être obligatoire de manger avant l’entraînement. En effet, s’alimenter avant l’effort permet au corps de ne pas puiser l’énergie nécessaire à l’exercice dans les réserves du corps. Je vous entends déjà dire : « Oui, mais pour perdre du poids, il faut utiliser les gras stockés! ». Soyez patients, j’y arrive… Mais d’abord, prenons à titre d’exemple un athlète qui désire gagner de la masse musculaire : comment gagner du « muscle » lorsque nous dégradons ce « muscle » pour exécuter le travail ( car oui, la masse maigre constitue une réserve énergétique)? Là est la logique…

Par contre, je vous l’accorde, la stratégie, lorsqu’il est question de perdre du poids, est complètement différente. En fait, la consommation de glucides avant la période d’entraînement optimise l’élimination de la masse adipeuse, entre autres parce que cela vous permet de soutenir une intensité beaucoup plus élevée (effectivement, le pourquoi de la haute intensité reviendra plus tard) et aussi puisque, physiologiquement, les gras « brûlent dans le feu des glucides », ce qui veut dire qu’il faut les déchets de combustions des glucides afin d’utiliser nos gras stockés. Maintenant que vous comprenez le principe…

Je comprends qu’il est plus que désagréable de s’entraîner le ventre plein, mais… ai-je avancé que vous deviez avoir le ventre plein? En effet, (pour des raisons plutôt complexes que je vous épargnerai) il est pertinent de manger un repas ni trop copieux, ni trop riche en fibres environ 1 heure avant votre entraînement.

 

Mythe 2 : Il ne faut pas s’entraîner plusieurs jours consécutifs

N’est-ce pas un peu absurde d’affirmer cela si l’on sait que les plus grands athlètes s’entraînent 6 jours par semaine? L’argument avec lequel les gens appuient cette affirmation est souvent qu’il nous faut 48 heures pour récupérer d’un entraînement. Heureusement ou malheureusement, ceci n’est pas toujours vrai. La durée de récupération peut varier selon plusieurs facteurs tels que le type et la difficulté de l’entraînement, la quantité de sommeil, etc. Mais… une durée de récupération de 5 jours ne veut pas dire que vous devez rester inactif durant toute cette période : d’une vision simpliste, cela signifie que vous ne devez pas répéter un même type d’exercice d’ici là. Donc, par exemple, monsieur X décide un lundi d’aller au gymnase question de travailler ses jambes. Mardi, il lui serait possible (entre autres) d’aller refaire la même chose pour ses bras ou même d’aller courir (même si cela sollicite son bas du corps).

 

Mythe 3 : Si notre objectif est de perdre du gras, il faut travailler à faible intensité

Ce mythe n’est en fait pas réellement un mythe : il possède une explication logique. En fait, c’est à l’intensité modérée que vous utilisez le plus de gras (en pourcentage de l’énergie totale utilisée). Lorsque vous augmentez la cadence, cela requiert de l’énergie additionnelle et votre corps comble ce déficit par une utilisation supplémentaire de glucides (sucres). Voyez que jusqu’ici, l’utilisation du gras n’a pas sinon presque pas diminuée en quantité absolue (g/min). 

Alors, probablement vous dites-vous : « Si je perds la même quantité de gras, à haute ou à faible intensité pour une même durée donnée, où est l’avantage de sortir de ma zone de confort? ». Je vous le concède, de ce point de vue, il n’y a aucun avantage quelconque.

D’autre part, depuis plusieurs années, nous savons que l’entraînement « n’améliore » pas, il « dégrade ». « L’amélioration » se fait après l’entraînement, pendant la récupération, lorsque le corps modifie sa structure pour s’adapter au type de travail requis. De ce fait, une personne qui s’entraîne à haute intensité soumet son corps à un stress beaucoup plus important. Et qu’est-ce qui produit l’adaptation? Bien sûr : le stimulus, le stress! Donc, par déduction, qui aura, pensez-vous, le métabolisme le plus stimulé (et qui, donc, même au repos, consommera le plus d’énergie –de gras– suite à l’adaptation)?

 

Mythe 4 : S’étirer prévient les blessures et optimise la récupération 

J’avoue trouver cette affirmation plutôt drôle puisqu’elle n’a pas réellement de fondement… Malgré le manque de justifications, les gens en général accordent de plus en plus d’importance à cet « échauffement ». Pour vous donner mon point de vue, les étirements ne devraient être pratiqués que lorsque se présente un manque de flexibilité (qui vous empêche d’effectuer correctement un certain mouvement de forte amplitude). S’étirer, contrairement à ce qui est souvent dit, nuit à la récupération. Pourquoi? Parce que le « stretching » provoque une pression sur les capillaires (ce que vous appelleriez les veines), ce qui réduit (peut aller jusqu’à bloquer) le débit de sang. Et puisque le sang est le principal transporteur de nutriments et que c’est par son biais que les produits secondaires de l’entraînement sont retirés du muscle, la récupération se voit ralentie. De plus, l’étirement d’un muscle l’endommage, ce qui rallonge la période de récupération.

Aussi, s’étirer ne rend pas réellement plus souple (donc n’aide pas à prévenir les blessures). La réalité est qu’à force de s’étirer, nous développons de la tolérance à l’étirement : pour un étirement donné, nous ne ressentons plus autant la douleur. Malheureusement, ce n’est pas parce qu’un étirement ne nous fait plus mal que notre muscle est réellement plus souple, ce n’est que votre perception de la douleur qui s’est adaptée. D’ailleurs, des études ont démontré que la tension requise pour étirer un muscle à une amplitude donnée demeurait égale même après plusieurs sessions de « stretching » (pour un même muscle sur une même personne).

 

Mythe 5 : L’entraînement freine la croissance 

Sans le moindre doute, ce mythe est le plus répandu au travers du Québec et une fois de plus, j’ai eu beau chercher des explications, je n’ai pu que trouver des justifications du genre :

  1. Les levées « lourdes » au dessus de la tête compressent la colonne vertébrale.
  2. Les muscles, en devenant plus forts, exercent des forces importantes aux extrémités des os : ce qui les empêche de grandir. 

Tout d’abord, je tiens à ce que nous parlions de la même croissance : celle des os (puisqu’ils sont en fait le « cadre » (frame) du corps). Si l’os grandi, la structure en entier grandira aussi.

Par pure logique, je vais vous démontrer qu’il est absolument improbable que l’un ou l’autre des énoncés soit vrai. Imaginons qu’un homme ait à faire 5 séries de 5 répétitions de squat, et ce, 2 fois par semaine. Supposons aussi que ce même homme soit capable d’effectuer cette tâche avec une charge de 150 kg (ce qui est plutôt lourd). Croyez-vous vraiment que passer un total de 5 minutes « chargé » (sur les 1080 minutes que représente la semaine) soit suffisant à compresser les disques vertébraux? En vérité, chaque jour, nous sommes plus grands au levé qu’au couché à cause de la compression des disques causée par la force gravitationnelle (pourtant, au réveil suivant, nous retrouvons notre grandeur initiale). Ce qui est déterminant, c’est que vous ayez suffisamment de repos entre chaque séance, tout comme il vous faut attendre une nuit entre chaque jour avant de reprendre vos activités. Au contraire, il est scientifiquement prouvé qu’une séance d’entraînement avec résistance (weight training) stimule la croissance des os, que ce soit en longueur ou en largeur (ce qui vient détruire le pseudo-argument 2). 

En fait, je vous le dit, tout est une question d’équilibre entre l’effort et le repos. L’entraînement ne peut devenir néfaste à la croissance qu’à la seule condition qu’il y ait :

  1. carence alimentaire (calcium ou autres substances)
  2. surentraînement
  3. blessure quelconque 

… toutes des conditions évitables si vous êtes suivis par des préparateurs physiques compétents.

Ainsi donc se conclu cet article. En espérant que vous saurez quoi répondre à ceux qui croient en ces mythes infondés et dépassés.

Improving Performances while Burning Fat

Athletes from every short duration sport (less than 2 minutes) understand the importance of energy system/cardiovascular training. Efficient energy system training will dictate the speed at witch the athlete will recover from play to play. Going further it will determine how much gas left in the tank at the end of the game.

Traditionally, it was thought that aerobic training (producing energy with the presence of oxygen) was the way to go. The theory behind was that a short duration athlete that had to play a 60 minutes (or longer) game had to improve on his aerobic pathways to produce the necessary energy to sustain. Following this principle, every athlete from hockey players to long distance runners was training their energy system the same way. It was soon realized that athlete who played in football, hockey and basketball to name a few, were becoming slower and slower. This principle was backfiring, as the body adapted itself by executing activities for a longer period of time slower, not faster. At one point athletes who were asked to go faster for really shorter duration of time, weren’t able to make it.

From these conclusions, a new thought process of energy system training came along. This principle was (still is) at first to focus on increasing power production doing so in a short period of time, followed by increase duration of the activity. Simply put, first teaching the athlete to go faster and second to sustain that new acquired speed/power for a longer duration of time, not the opposite. The same principle could be applied for long distance athlete. This theory takes in account the work and rest ratio of the played sport.

We can use as an example an agility drill such as the Dot Drill. At first the athlete would execute that drill for 15 seconds. As he or she would progress (means that the execution speed and quality improve), the drill duration would be increased by 5, then 10 seconds, etc until the desired time frame is hit. The active rest in between, i.e. 90 seconds, would teach the body to better handle lactic acid production. The better it gets handle, the more efficient the athlete become. This would mimic the reality of the sport and would prepare the athlete for game time.

The above-mentioned principle is well served by the interval training method. The interval training method is basically working at a higher percentage for ‘x’ amount of seconds then followed by an active rest of ‘y’ amount of seconds. Sets and repetitions are applied such as in weight training.

How does it relate to general fitness goal such as losing body fat?

Strength and Conditioning Specialist started to realize that anaerobic athletes (2 minutes a play or less) had very low body fat even tough the training regimen was not necessarily aim at losing fat. Meanwhile, athletes that had a little extra in body fat saw a drop in adipose tissue percentage when beginning their off-season program for the next upcoming season…again even if the goal was not fat loss! One question now comes up. Isn’t it true that traditional higher volume of aerobic cardiovascular training enables the enthusiast that wishes to burn fat to burn more fat? If so, how does athlete keep on losing body fat while increasing muscle mass? Why does a sprinter, who mainly focuses on short duration activities, as great muscle mass and very little in body fat?

Aerobic vs. Anaerobic

Aerobic training is when the body combines oxygen with glycolysis (sugar) and/or fat in order to produce energy. This way of producing energy is seemingly endless. A sport such as long distance running well demonstrates the dominance of that energy system.


Anaerobic training means producing energy without the presence of oxygen with either the ATP-CP or the stored Glycolysis system. The by-product known as lactic acid starts to kick-in after 20 seconds of intense bout. The fast glycolysis system now begin to be limited in time as lactate force the body to either stop the exercise or reduce the intensity in order to flush out lactic acid and pursue. Sprinters and 400 m runners well represent these two systems.

The more aerobic training is practiced, the better the body becomes efficient at burning fat. So we burn less in order to produce the same amount of energy. To further more increase caloric expenditure, an increase in intensity and/or time has to happen. With aerobic training, the body doesn’t need to carry and/or preserve as much muscle mass. The reality is more muscle mass the body carries, the faster the metabolism goes… and the opposite is true as well. Also muscles burn fat. Less muscles = less burned fat.

Working out in the anaerobic zone (without oxygen) is comprised of various training methods. Resistance training, reactive training and anaerobic energy system conditioning such as interval training are few type of training examples that short duration athletes use to better every aspects of their game. These training methods “attack” the body; in witch in it forces the athlete to keep on and even increase in his muscle mass in order to accomplish these activities. Not only anaerobic activities promote tons of caloric expenditure while doing it, it enables to still burn calories for several hours after. EPOC (Excess Post Exercises Oxygen Consumption) is the key. Basically the more damage we create anaerobically, the more the body needs to recover from it using the aerobic way to produce energy that is, combining fat and oxygen to bring back our metabolic rate. By producing more energy the metabolism goes faster, so it burns more energy all the time!

Now at rest the primary source combine with oxygen to produce energy is fat. If the body as a reason to use more energy, it burns more fat. That simple!


How sprinters and wide receivers do looked much leaner and muscular than long distance runners? You have your answer!

Anaerobic energy system training

Now that it is clearly understood that anaerobic exercises are keys to burn fat let’s look at one anaerobic energy system training that you might want give a try.


5 minutes warm-up
30 seconds at high intensity (9/10 on the rate of perceived exertion) followed by
60 seconds of active recovery at lower intensity (5/10 on the rate of perceived exertion)
X 8
5 minutes cool down.

After 4 weeks:

5 minutes warm-up
30 seconds at high intensity (9/10 on the rate of perceived exertion) followed by
45 seconds of active recovery at lower intensity (5/10 on the rate of perceived exertion)
X 6
5 minutes cool down.

After 8 weeks:

5 minutes warm-up
30 seconds at high intensity (9/10 on the rate of perceived exertion) followed by
45 seconds of active recovery at lower intensity (5/10 on the rate of perceived exertion)
X 8
5 minutes cool down.

Use variety of cardio machine as it will result in much more adaptation. Be sure to integrate those after your resistance training routine. If not, you won’t have the necessary energy (and maybe will power) to be effective.

Wrap-up


Strength and Conditioning Specialist and anaerobic athletes thought us that anaerobic training was one useful tool in burning fat. Of course, good eating habits and a healthy lifestyle (witch is often the missing link) are also important tools in order to help us burning fat. Everything is about rising up the metabolism as well as preserving, if not adding muscle mass. As it was demonstrated anaerobic athletes greatly benefits from these training methods; not only they are more efficient at playing their games, they burn tons of fat while and after doing it. Another thing the aerobic energy system will improve as interval training teaches the body to better use oxygen in order to recuperate faster. Also long distance athletes can greatly benefit from this training as it increases aerobic maximal power output potential. The more long distance athletes improve on their maximal running speed (acquired in the early off-season with anaerobic work) the higher their average speed will become. The more anaerobic activity we use, the more our body will burn fat.